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14 giugno GnawaOrigines sacrésSelon de vieux et rares érudits Gnaouis, la musique et les rituels Gnawas, tireraient leurs origines du Vaudou. Ces pratiques ont du se métamorphoser pour survivre et adopter l'islam comme religion afin d'assurer leur continuité (de même pour leurs cousins qui ont dû adopter le christianisme en Amérique). Pendant la période coloniale, plusieurs chercheurs et anthropologues tentent de comprendre et de classifier le système religieux au Maghreb. Les Gnawa sont, dès la fin du XIXe siècle, identifiés comme une confrérie religieuse populaire dont les pratiques thérapeutiques sont l'héritage de cultes animistes subsahariens « importés » par les générations d'esclaves installés au Maroc. En effet, les travaux sur le culte des saints maghrébins ou sur la traite négrière en terre d'islam ont tenté d'identifier la provenance de cette communauté et de ses pratiques rituelles en explorant l'origine du mot « Gnawa ». L'explication fournie par Maurice Delafosse en 1924, est restée pendant longtemps l'unique référence étymologique du mot et fut adoptée par des générations de chercheurs. Selon Delafosse, l'expression berbère akal-n-iguinaouen qui signifie pays des Noirs, aurait donné naissance au mot Guinée et au mot « Gnawa » par ressemblance phonétique. Gnawa, signifierait donc Homme noir ou venant du pays des Noirs. Toutefois, en l'absence de données historiques probantes, seules cette parenté phonétique a permis d'appuyer l'hypothèse de l'origine subsaharienne de cette communauté et de ses rituels. Les chercheurs contemporains admettent qu'il est difficile aujourd'hui d'identifier l'origine des Gnawa à partir de leur nom, d'autant plus qu'ils ne sont pas tous noirs, arabes ou musulmans. Il existe également des Gnawa berbères et des Gnawa juifs. De même que d'autres confréries religieuses, dites d'anciens esclaves, apparentées aux Gnawa du Maroc, existent bel et bien mais sous des noms différents : en Algérie (Diwan), en Tunisie (Stambali), dans le Fezzan lybien (Sambali) et même en Égypte (Zar). Afin de répondre à la question des origines de la communauté gnawa
et de ses rituels, il est nécessaire de se tourner vers la structure du
système religieux au Maroc et vers l'histoire de la traite négrière en
terre d'islam. Ainsi, la fréquence des rencontres et des déplacements
entre l'Afrique noire et blanche ne se limite pas aux échanges de
communautés serviles. Ces échanges dans les deux sens n'ont pu que
favoriser les relations entre les deux Afriques et préparer
progressivement l'émergence de confréries telles que les Gnawa au
Maroc, les Diwan en Algérie ou les Stambali en Tunisie. De même que les
ressemblances certaines entre les pratiques rituelles des Gnawa et
celles des confréries soufis marocaine prouvent une véritable parenté
spirituelle qui exclue la thèse d'un syncrétisme où une religion
extérieure se serait simplement accommodée à une religion dominante. Il
s'agit de la constitution complexe et progressive d'une communauté et
d'une pratique religieuse, sur une longue période, par « strates
diverses et par apports semblables ».
Il est plus judicieux de parler ici, pour répondre à la question des
origines de cette communauté et de ses pratiques, d'une « synthèse », plutôt que d'une forme d'accommodation, de métissage ou de syncrétisme. CommentiPer aggiungere un commento, accedi con il tuo Windows Live ID (se utilizzi Hotmail, Messenger o Xbox LIVE possiedi già un Windows Live ID). Accedi Non hai ancora un Windows Live ID? Registrati RiferimentiL'URL di riferimento per questo intervento è: http://cid-e205db64fe0e9473.spaces.live.com/blog/cns!E205DB64FE0E9473!184.trak Blog che fanno riferimento a questo intervento
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